Marc-Grégor

Aucun de mes mots, Aucune de mes images, ne pourra remplacer l'aventure que je vis.

None of my words, none of my pictures will ever replace the adventure I am living...

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  1. Safari: En pleine tempête -Jour 2

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    Le lendemain, nous nous rendons au pied du grand rift où s’étend, sans jamais s’éloigner des montagnes, un espace qui, dans quelques siècles, deviendra un vaste océan : le parc du lac Manyara. Une végétation dense et très bigarrée s’est développée grâce à la présence de nombreuses sources permanentes et aux variations d’altitude (de 900 mètres à 1600 mètres). Le parc commence au nord par une dense forêt tropicale, puis à mesure que l’on se dirige vers le sud et le lac, nous découvrons une forêt sèche composée de clairières et de marécages avec une végétation plus éparse. Les bords du lac sont eux composés d’une savane arborée. Cette douce variation se ressent dans la faune : singes, éléphants, gazelles, zèbres, girafes, phacochères, lémuriens, flamands roses, quelques rares buffles et hippopotames… Malheureusement toujours pas de félins. Les rencontres se font doucement le long de la piste, la conduite est un peu chaotique, les animaux sortant régulièrement de la forêt tropicale sans prévenir.

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    Prenant un peu d’altitude, nous profitons d’un magnifique point de vue sur la vallée, séparés par le rift qui s’enfonce à l’horizon. A l’opposé, la terre rougeoyante s’arrête au pied d’un ciel bleu-prusse marqué par d’énormes dépressions. Un choc se prépare entre les orages locaux et le lac, provoquant une tempête de sable rouge. Les différents évènements climatiques font se soulever du lac un dense nuage beige qui fonce sur nous. Pendant plusieurs minutes, l’ambiance devient apocalyptique ! Les bourrasques régulières brassent le sol et les arbres ; elles secouent même notre véhicule. Le paysage n’est qu’une simple variation de vermeil et d’ocre où, malgré une visibilité réduite, arbres et buissons se détachent. Dans cette purée, des éléments se déplacent. On peut reconnaitre la silhouette nonchalante d’une girafe. La géante de la savane résiste comme elle peut en espérant une accalmie ! Le sable est écrasé au sol par de lourdes gouttes de pluie. La tempête est suivie d’un puissant orage, alors que nous filons sur les pistes glissantes et dangereuses. Malgré une visibilité grandissante, le temps ne s’améliore pas vraiment.

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    La sortie du parc est bouchée par un éléphant, il a trouvé une bonne place sous un magnifique arbre. L’animal est immense, l’épais cuir de sa peau scintille à cause de la pluie. Il piétine sur place, ses puissantes pattes remuant le sol. Le face-à-face ne dure pas, le mammifère dépasse notre véhicule par la gauche. Sous nos yeux émerveillés, sa trompe se glisse le long des fenêtres, l’envie de le toucher est forte, mais cette barrière ne doit pas être franchie. L’éléphant est un animal fascinant, dirigé par ses émotions, conscient de la mort et de la vie, capable notamment de reconnaitre après des années les restes d’un membre de sa communauté. La rencontre et la tempête sont des évènements mémorables. Sans s’essouffler, l’orage va sévir jusqu’au matin.

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    1. marcgregor a publié ce billet